INTRODUCTION A LA PHYTOTHERAPIE
Le mot "phytothérapie" a une définition simple, tirée de son étymologie. Il provient du grec phuton qui veut dire plante, et thérapeueîn, qui signifie traitement. La phytothérapie consiste donc en l'utilisation des plantes médicinales pour prévenir et guérir les maladies.
La phytothérapie est une thérapeutique qui remonte à la nuit des temps. En effet, l'Homme a toujours utilisé les plantes pour se soigner, également dans son cadre de vie quotidien (teintures de tissus par des pigments de plantes, maquillage,...etc.). Il l'utilisait d'autant plus qu'il n'avait pas d'autre alternative. Nous ne pouvons donc parler de phytothérapie sans faire un peu d'Histoire.
Nous remontons alors jusqu'à environ 5000 ans avant l'ère chrétienne, où des tablettes d'argile ont été gravées de signes cunéiformes, et nous apprennent notamment que le Safran, le Myrte, la Jusquiame, la Ciguë ou l'Hellébore noir, filtrés et absorbés après décoction, étaient abondamment consommés. Plus précisément, les tablettes de Gilgamesh, nous montrent que les Chaldéens avaient inventé le premier suppositoire végétal ! environ 3000 ans avant l'ère chrétienne. A cette époque, les médecins de l'Orient et du bassin méditerranéen disposaient déjà d'une pharmacopée de 250 plantes. La Chine utilisait les épices à des fins thérapeutiques, les Indiens de l'ère précolombienne avaient découvert les vertus de la quinine, alors que les Indes et la Perse conféraient aux plantes aromatiques et aux essences, un pouvoir à la fois sacré et medicinal.
Le papyrus Ebers, écrit environ 1500 ans avant l'ère chrétienne, traite des fameuses "Plantes de Vie", et nous montre que les Egyptiens savaient infuser, macérer et préparer des décoctions, mais également distiller, préparer des pommades, fabriquer des ovules, et même administrer des clystères à base de ricin ou de sycomore, utilisés comme évacuants. Cette dernière pratique ayant probablement été apprise de l'observation de l'ibis, oiseau du Nil, qui se faisait lui-même des lavements avec son bec.
Les femmes égyptiennes, notamment chez les Pharaons, faisaient grande consommation de plantes pour conserver et parfaire leur beauté. Le produit cosmétique de l'époque, appelé "kyphi", était une préparation à base de nombreuses herbes et fleurs. L'Oignon était très fréquemment utilisé, et l'on donnait des gousses d'Ail aux bâtisseurs de pyramides pour augmenter leur résistance. Egalement l'Absinthe et la Muscade comme stimulants, le Genévrier diurétique, le Pavot sédatif, la Coriandre digestive. Les Egyptiens possédaient parfaitement les mille et une vertus des plantes médicinales. D'ailleurs, pour preuve indéniable les momies arrivées jusqu'à nous, supposant la connaissance et la parfaite maîtrise de plantes bactéricides et antiseptiques de premier plan.
Les Gaulois, les Romains et les Grecs se servaient également très souvent des plantes pour se soigner. Les druides de la Gaule, et leurs épouses sages-femmes, appelées les éraulnes, connaissaient les nombreuses vertus des herbes et des fleurs, notamment du Gui, qu'elles préconisaient par voie buccale pour diminuer la sensibiblité au froid.
Les Romains pratiquaient aussi la médecine verte. L'empereur Néron commanda même à son médecin Andromaque, une potion miracle à base de plantes, qui lui conférerait l'invincibilité (cf: la potion magique du druide Panoramix dans Astérix !). Bien sûr, Néron ne fut jamais invulnérable, mais Andromaque avait déjà émis l'idée qu'en faisant absorber à l'organisme de faibles quantités de poison, celui-ci devait finir par s'habituer. C'était alors un premier pas vers le grand principe de l'immunisation médicale, qui sera vraiment mis au point et utilisé des siècles plus tard : le vaccin.
Les Grecs ont compté parmi eux le célèbre Dioscoride, qui en 146 avant l'ère chrétienne, rédige une liste de 500 plantes avec toutes leurs propriétés. Les Romains et les Arabes s'en serviront abondamment, et en 1499, à Venise (16 siècles plus tard !), un dénommé Jean Ruel va traduire cette liste sous le titre "De Materia Medica", devenant alors la référence de l'enseignement médical et pharmaceutique en Europe.
C'est également au Moyen Age l'époque de la "Théorie des signatures". On croyait qu'il existait une analogie entre la forme d'une plante, d'un fruit ou d'une fleur, et celle de l'organe que ceux-ci étaient censés guérir. Egalement l'époque des épiciers-apothicaires et des baumes d'alchimistes du "Jardin des simples", crée à Paris en 1580. Le célèbre Ambroise Paré utilisait alors l'Ail et l'Oignon dans le traitement de la peste.
Beaucoup plus proche de nous, au début du XXème siècle, un homme va révolutionner la phytothérapie et lui donner ses lettres de noblesse, en commençant à transformer une médecine jusque-là approximative, en science moderne et rigoureuse, il s'agit du docteur Henri Leclerc. Il va entreprendre de recenser toutes les plantes médicinales, d'écarter les moins efficaces, de mettre à jour de nouvelles indications pour d'autres, et va multiplier les expérimentations et les observations cliniques. Le docteur Leclerc donne une base scientifique extrêmemment sérieuse et médicale à la phytothérapie, qui constituait pratiquement à cette époque, la seule façon de se soigner.
Les travaux du docteur Henri Leclerc seront poursuivis par des médecins de grand renom, tel que le professeur Leon Binet, Doyen de la Faculté de Médecine de Paris durant dix-sept ans, et le docteur Jean Valnet. A force de prouver les vertus thérapeutiques des plantes, ils vont pousser les laboratoires pharmaceutiques à produire des formes galéniques nouvelles. C'est ainsi que nous passerons des tisanes, décoctions et autres préparations simples (mais cependant efficaces), aux poudres micronisées en gélules, aux nébulisats, ou encore aux Suspensions Intégrales de Plantes Fraîches (S.I.P.F.).
Ces nouvelles formulations serviront à montrer au grand public l'efficacité accrue de la phytothérapie, ainsi qu'une nouvelle image de celle-ci, plus scientifique. Parallèlement, l'allopathie est en plein essor depuis l'après-guerre, et ces deux médecines sont souvent montrées comme opposées, alors qu'il est clair que leur usage est tout à fait complémentaire.
Phytofast utilise donc aujourd'hui une technologie avancée afin de proposer au plus grand nombre, le meilleur de la nature, la quintessence des plantes. Le grand public réalise de jour en jour, l'intérêt qu'il a d'utiliser des méthodes naturelles pour son bien-être et sa santé. Il est de plus en plus demandeur d'information et de produits sérieux.
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